jeudi 26 juin 2008

Conseil Municipal de Courbevoie, Mercredi 25 Juin 2008

Je suis arrivé ce soir au Conseil Municipal de Courbevoie avec un peu de retard.
Au moment d’entrer dans la salle, j’entends un débat sur la façon dont la mairie de Courbevoie réalise ses comptes-rendus municipaux. Le groupe PS parle du délai ainsi que du contenu qui est difficilement accessible (en fait, les comptes-rendus officiels se contentent juste de donner les résultats des votes). Martine Volard, du groupe MoDem, prend l’exemple de Boulogne-Billancourt, qui publie dans le Journal Officiel de la ville le contenu complet des conseils municipaux. Réponse du Maire : « Vous ne vous gênez pas pour le faire sur les blogs ». Tiens, mes comptes-rendus sont lus par la Mairie ? Quel honneur Monsieur le Maire ! Bonjour l’équipe Municipale de Courbevoie ! N’hésitez pas à laisser vos réactions en commentaires ! Ou par email !

Suite du débat sur la représentativité des différentes tendances au sein de différentes commissions de gestion : caisse des écoles, centre culturel… Seule la majorité y est représentée, sauf quand la loi lui oblige à donner une place aux élus minoritaires, aucun autre groupe ne peut savoir ce qui s’y passe. Réponse du Maire : « On a été élu. » Point. Ça faisait longtemps !

Suite : la désignation de délégués pour siéger à la commission communale des impôts directs, puis la désignation du représentant de la ville pour la sécurité. Un vote à bulletin secret est fait, et c’est une personne de la majorité qui est élue (étonnant, n’est-t-il pas ?).

Sujet numéro 6 (sur 62…) : avis sur le projet modifiant un décret pour porter création de l’établissement public foncier des Hauts-de-Seine. Le décret ministériel veut donner plus de pouvoir au Directeur Général de l’établissement foncier (ou son adjoint) pour qu’il reçoive la délégation du droit de préemption. Les villes sont appelées à donner leur avis. Le Maire demande d’approuver ce décret.
Le groupe Mouvement Démocrate a cherché à connaître les raisons de cette délégation : il a fait remarquer que dans la ville le Maire ne déléguerait pas son pouvoir de préemption au directeur des services. Il n’a reçu qu’une réponse du Maire : « C’est une proposition, c’est comme ça qu’on voit la chose ». Approuvé par la majorité (comme d’habituuuuuudeeeee…)

Sujet suivant : le Maire prononce un charabia urbain incompréhensible pour les non initiés. Il aurait parlé chinois (ou japonais) que je l’aurai mieux compris. Je crois comprendre qu’il s’agit d’une acquisition ou d’une cession immobilière.
Un socialiste discute la proposition. Respect, jamais je n’aurai jamais réussi à tenir une discussion aussi technique… dans un lieu où les citoyens sont représentés. Message à l’équipe Municipale : la prochaine fois, faites un effort, nous ne sommes pas tous des experts en urbanisme !
Après un vote (je ne me rappelle pas avoir vu des contres ni des abstentions), on enchaîne sur la mise en vente « sur adjudication de propriétés communales ». Question de Patrick Bolli (je saute le débat avec les socialistes) : la Mairie souhaite vendre des terrains inscrits au POS sans prendre en compte le prochain PLU qui entrera en vigueur d’ici quelques mois.
Réponse du Maire « (…) Comme nous sommes propriétaires, nous pouvons vendre les terrains. ». Où est le niveau du respect du POS ? Ces opérations sont-elles permises ? Le Maire argumente en mettant la différence entre les terrains de réserve et les terrains dont la Mairie est propriétaire… Gné ? Une fois de plus, on entre dans un discours d’initié.
La seule chose que j’ai comprise, c’est qu’il refuse de s’interdire de proposer cette décision sous prétexte que le MoDem votera contre le PLU, la majorité votant toujours pour. En clair, le PLU est déjà adopté, même s’il n’a pas été encore débattu en séance. Bien ça, très républicain comme esprit…
Au final, seule la majorité a voté pour. Suivant.

Après quelques votes sur des questions urbaines, un débat entre le Maire et une socialiste s’engage sur les risques sanitaires d’une installation électrique suite à un appel d’offre. L’élue socialiste demandait au Maire de veiller à ce que l’installation ne possède aucun risque, en particulier de respecter une distance de 40 m avec les habitants (risque de cancer). De mon point de vue, toute installation électrique possède un risque, aussi minime soit-il. Je n’ai pas vraiment compris l’intérêt du débat, qui s’est terminé par une invitation du Maire à lui soumettre des propositions alternatives qu’il transmettra au directeur de la centrale. 5 minutes de débat sur ça, je n’en ai pas vu l’utilité.

Le Conseil continue avec le sujet du réaménagement de l’entrée de la ville au niveau du Pont de Courbevoie. La fermeture d’une aire de jeux est prévue durant les travaux, et un élu socialiste voulait savoir la raison de cette décision au moment où l’été commence, et où les jeunes vont jouer dehors. Réponse du Maire : « L’aire de jeux sera transférée à l’emplacement du gymnase qui sera détruit. ». Plus de problème !

Next : la mission d’étude pour l’élaboration du PLU. Le problème posé est que cette mission retarde le vote du PLU, mais la construction de ZAC (Zone d’Activité Commerciale) Entrée de ville, elle, va commencer sans le plan d’urbanisme. Patrick Bolli a pris la parole pour demander au Maire quel est le degré de priorité de cette ZAC, et s’il ne serait pas mieux d’interrompre le projet en attendant le vote du PLU. Ce à quoi le Maire à répondu que c’est un non-sens d’arrêter les travaux.
Mais ils n’ont pas encore commencé… Si ?

Le sport maintenant.
Tennis Borotra : des problèmes de réservations des courts sont abordés. C’est un adjoint du Maire qui répond aux questions. Je ne connais pas les difficultés dont il est question, mais apparemment il s’agit de réserver sur Internet. La question posée par Patrick Bolli concernait les citoyens non-utilisateurs d’Internet : comment peuvent-ils faire pour réserver ?
L’adjoint s’est engagé à mettre en place des bornes de réservation (quand ? Avec quels moyens ?) et affirme que les moyens actuels resteront de mise.

Dans le même sujet, le prix pour réserver un court de tennis pendant une heure s’élève à 14,25€. Patrick Bolli enchaîne en demandant la raison de cette augmentation par rapport au pouvoir d’achat. Réponse de l’adjoint : « On est bien en dessous du taux d’inflation. ». Et alors ?
Martine Volard insiste, et le Maire intervient : « Si on veut aider le pouvoir d’achat, ce n’est pas en jouant au tennis qu’on y arrivera. » Oui et ? Il faut donc arrêter de pratiquer ce sport ?
Jean André Lasserre fait référence à une étude qui a débouché sur la décision d’augmentation des tarifs. Il a ensuite demandé quelle est la part utilisateur dans le coût de fonctionnement et quels sont les bénéfices attendus. L’adjoint été incapable de répondre (après un silence de sa part : « c’est une bonne question ! »)

Les augmentations des tarifs ont été ensuite énoncées : en moyenne +1,50% pour les Courbevoisiens et +10% pour les non Courbevoisiens. Rien que ça ! Bon, calmons-nous, le taux est inférieur à celui de l’inflation (bonne excuse !). Les élus MoDem et Socialistes ont réagi par rapport aux familles défavorisées. Réponse du Maire : « Des structures sont faites pour les aider. »
Vous voulez aller à la piscine ? Vous êtes étudiant, chercheur d’emploi, lycéen, bref vous n’avez pas une fortune à mettre pour la piscine, le tennis et j’en passe ? Des structures d’aides sont faites pour vous ! Quels sont les critères pour aider ? Combien de temps est-ce que ça peut durer ? Pfeu, ce n’est pas le problème du Maire ni de son équipe. D’ailleurs, pour conserver du pouvoir d’achat, cessons de faire du sport. Mieux, arrêtons de vivre, ça coûte moins cher…
Sinon, si vous voulez aller à la piscine pour moins cher, allez à Saint-Ouen, dans le 9-3. Cadre agréable, eau chaude (si si ! A Courbevoie c’est rare !), jacuzzi, tout ça pour 4,20€.

Le débat se porte ensuite sur la location des équipements sportifs, leur gestion, leurs coûts ainsi que leur mise à disposition aux entreprises. A cause de l’utilisation des créneaux par les comités d’entreprises (121h par semaine, qui représente plus d’un gymnase 7 jours sur 7), les associations n’arrivent plus à obtenir des créneaux horaires pour exercer leurs activités. Un coup droit du Maire : « vous me demandez de dire aux entreprises d’aller ailleurs ? ».
Et de prétexter la taxe professionnelle payée par les entreprises. Et de justifier qu’elles ont sans doute des Courbevoisiens dans leurs effectifs. D’ailleurs je serai curieux de savoir quelle est la part des Courbevoisiens qui travaillent à Courbevoie ! Déjà, je n’en fais pas parti. Pire, mon entreprise n’est pas assez grande pour avoir un CE ! Dommage pour moi, si je veux faire du sport à Courbevoie il faut que je sois embauché chez Total.

Next (comme l’émission télé) : les tarifs annuels pour l’accès au Club d’Initiation Sportive pour 2008-2009.
Une grille a été créée pour constituer des critères d’attribution d’une aide financière pour le CIS. Intervention d’une élue socialiste : une RMIste qui a un enfant, touche un salaire mensuel de 670€ (j’arrondi). Selon les critères d’attribution de l’aide, l’élue a calculé que la maman RMIste devra payer un abonnement annuel supérieur à 250€ pour son enfant. Contestation de la majorité, qui élude le sujet en passant à la question de Martine Volard, qui demandait si les prix ont évolué par rapport à l’année dernière. La réponse est non, et l’équipe évite de répondre aux socialistes. Qui n’arrive pas à revenir à la charge.

Sujet d’après (j’en ai sauté quelques-uns) : la délégation de la crèche « Le Petit Prince » à l’entreprise Babilou. Le Maire demande au Conseil de se prononcer sur le sujet (inutile de préciser que quoi qu’il en soit, il sera approuvé grâce à la majorité). Le groupe Mouvement Démocrate bondit et Martine prend la parole :

  • comment une crèche privée peut recruter et fidéliser plus facilement qu’un employeur privé agissant pour la ville ?
  • comment une entreprise (Babilou) créée en 2004 peut avoir un meilleur savoir faire que Courbevoie qui gère des crèches depuis des dizaines d’années ?
  • comment Babilou arriverait à des coûts de gestion moins importants que la ville ?
  • comme ce sera Babilou qui va sélectionner les enfants, sur quels critères est-ce que cette sélection va se faire ?
Bref, par rapport au contrat établit entre Courbevoie et Babilou, il ne figure aucune mention sur l’obligation d’inscription des enfants auprès des services municipaux et d’admissions à la commission Petite Enfance de la ville. Pour résumer : aucune obligation de la part de Babilou de prendre en priorité des Courbevoisiens… alors qu’ils reçoivent une délégation.
En discutant avec un autre spectateur, j’apprends que, lors d’une cérémonie d’ouverture d’une crèche Babilou à Clichy, étaient présents Devedjian, Patrick Balkany, Xavier Bertrand et Morano (confirmé ici : http://www.babilou.com/files/pdf/presse_evancia/visiteministre_180408.pdf). La fine fleure de l’UMP, rien que pour l’ouverture d’une crèche, qu’est-ce qui se cache derrière ?
Pire encore, j’apprends que Babilou a fixé ses tarifs par rapport aux familles touchant, selon des calculs, une moyenne de revenus de 3700€ net par mois… Wow ! C’est pas notre maman RMIste qui va espérer avoir une place en crèche !
La maire adjointe tient tête à Martine en disant que toutes les dispositions ont été prises, tout est bien ficelé, le navire ne prend pas l’eau mon capitaine. Ce à quoi Martine réplique en disant qu’effectivement, l’appel d’offre précisait qu’il fallait que l’entreprise privée prenne les enfants par rapport à la commission Petite Enfance, mais qu’au niveau du contrat préparé pour Babilou, rien n’a été fait !
Que nenni, répond la maire adjointe !
Et là, Martine calme tout le monde en sortant un exemplaire du contrat et en lisant le seul paragraphe qui impose une obligation de la Mairie auprès de Babilou. Pour résumer : « les habitants du Faubourg de l’Arche sont prioritaires ». Rien d’autre. Ce qui signifie que n’importe qui peut passer avant eux selon les désidératas de Babilou, et les Courbevoisiens des autres quartiers peuvent faire une croix dessus.
Silence glacial d’une minute. Personne de la majorité n’ose prendre la parole et les socialistes sont sciés. Je n’ai qu’une seule envie, c’est d’applaudir.

Je regarde ma montre : minuit passé. Et nous avions à peine franchi la moitié de l’ordre du jour (62 points).
Epuisé, la fatigue l’emporte sur mon envie d’assister jusqu’à la fin du Conseil, surtout que les débats sur le budget de la ville se préparent.

Message pour l’équipe Municipale qui va lire cet article : il serait préférable de découper un ordre du jour aussi chargé en deux et de faire deux Conseils qui se terminent à minuit, plutôt qu’un seul et dont la moitié est à peine atteinte à minuit. Pour ma part, je vais rejoindre Morphée.

mardi 8 avril 2008

400 000€, ce sera le coût de l'organisation pour le passage de la Flamme

Les images d'hier sont chocs. Dans certaines on voit la police et une partie des fonctionnaires, mis sous ordre de la Chine, qui perdent complètement le contrôle de la situation. Et ça dégénère en bagarre, des journalistes se font tabasser. En écoutant le Journal sur Télématin, le présentateur explique que leur caméraman est tombé dans le coma. Des députés de l'Assemblée Nationale manifestent en portant une banderole pour le Tibet. Des manifestants se font arracher leur banderole.



Le Figaro a estimé à 400 000€ minimum le coût de l'organisation dans un article apparu ce matin.

Ce passage laisse un arrière-goût vraiment désagréable.

mardi 1 avril 2008

Le compte rendu du Conseil Municipal

C’est avec retard que je suis arrivé au Conseil Municipal ce soir-là. Après avoir échangé quelques mots avec le policier fort sympathique à l’entrée de la Mairie, je suis descendu dans la salle du Conseil.
Première surprise : le nombre de citoyens ! Il restait très peu de chaises libres. Rien à voir avec le conseil d’octobre dernier.
Deuxième surprise : la majorité est présente ! L’opposition aussi. Faut dire qu’en octobre on assistait au service minimum des deux côtés...

Au moment de mon entrée dans la salle, un vote était en cours. Si j’ai bien compris, il s’agissait de l’élection des représentants de Courbevoie au sein du Centre Hospitalier de Neuilly-Courbevoie. M. KOSSOWSKI s’est présenté, ainsi que quelques autres personnes de son équipe.
Pendant que je m’assoie et que j’ouvre mon ordinateur portable, j’entends l’énonciation de chacun des 53 conseillers et je découvre une personne qui court à travers toute la salle pour récupérer les petits papiers des votants. A ma droite, un écran vidéo-projecteur qui affiche le nom des candidats pour les mandatures.
Vient ensuite l’élection du délégué de Courbevoie à l’EPAD. M. KOSSOWSKI se présente également (pour information il a l’affaire des Damiers à gérer... tout en sachant qu’il faisait parti du jury qui a autorisé le projet de démolir 250 logements pour des locaux d’entreprise). Martine VOLARD et Jean-André LASSERRE se présentent aussi.

Des premières délibérations arrivent, où j’apprends que 43 voix ont élu les 11 délégués à la Caisse des Écoles. En fait les mandatures sont présentées, il y a un vote et en attendant le dépouillement le Conseil avance sur la mandature suivante. En gros il faut suivre.
Une autre délibération : 43 voix ont voté les représentants de la majorité pour le centre hospitalier.
Tiens, 43 voix ça correspond au nombre de sièges de l’UMP.

Un détail m’interpelle : des micros fonctionnent mal. Comme par hasard, il s’agit des micros de Mme VOLARD et M. LASSERRE, c’est vraiment pas d’chance... Heureusement pour nous, la voix de notre maire M. KOSSOWSKI résonne ! Que demander de mieux ?

Vient le résultat du représentant de Courbevoie à l’EPAD, où le résultat donne... M. KOSSOWSKI gagnant ! Sans nul doute que c’est le meilleur homme pour sauver les 250 familles des Damiers.

Autre élection : l’Établissement Public de Gestion du Quartier d’Affaires de la Défense. Même course effrénée aux petits papiers. Les écologistes apprécieront la touche Développement Durable de la mairie.
Etablissement Public Foncier des Hauts-de-Seine. Notre maire se présente (KOSSOWSKI Super Star !), dans un plus pur esprit démocratique. M. KLEIN, de l’opposition, se présente également. Je devine en avance que notre maire obtiendra 43 voix !

Et résultat : M. KOSSOWSKI gagnant à 43 voix pour un poste de délégué à l’EPAD (foncier ? Gestion des offres publiques ? EPIC ? Je suis perdu...). Et pourquoi la personne qui manipule le fichier Excel sur vidéo-projecteur ne revient pas en arrière pour nous aider, pauvres citoyens de Courbevoie ?

OPHLM de Courbevoie : M. KOSSOWSKi candidat (notre champion local).

Résultats de la gestion du quartier d’affaire : 43 voix pour MM. JEAN, KOSSOWSKI et Mme BERNARD.
OPHLM : 43 voix pour M. KOSSOWSKI.

Syndicat Mixte de Chauffage Urbain de la Région de la Défense, M. KOSSOWSKI et Mme PARIS de l’opposition candidats.

Et à nouveau la p’tite dame qui court chercher les papiers. Au fait, est-ce qu’il est recyclé ?

On s’en fait une dernière ? (entre deux votes à mains levés pour la majorité)
- OPHLM, délégués : la majorité remporte les 5 sièges,
- le syndicat mixte de chauffage urbain : j’ai oublié les noms, mais je fais confiance à la majorité.

Au fait, je vois que M. CESARI est suppléant pour deux délégations (lesquelles ? Je suis perdu !). M. CESARI, c’est le monsieur anciennement directeur du cabinet de Nicolas SARKOZY au Conseil Général du 92 dans les années 90 (ouf, reprenez votre respiration), puis maire adjoint à Rouen jusqu’en mars dernier qui a décidé de découvrir Courbevoie en tant que Conseiller Municipal (quoi de mieux pour découvrir une ville que d’être directement intégré dans l’équipe municipale ?).

Mais j’écris, j’écris, et pendant ce temps les élections passent. Je vous le fais en résumé : la majorité est gagnante à 43 voix, nous (MoDem) 2 voix et les socialistes 8 voix.
Mon compte-rendu des élections va être simple : Majorité 43 - Opposition 8 et MoDem 2. Pour la publication des noms, on attendra la mise-à-jour du site de la Mairie, ce sera plus simple.

Vient ensuite les affaires de la mairie, où un maire adjoint demande aux conseillers de prendre acte d’une opération de transfert des contrats du matériel informatique s’est déroulée le 18 février dernier (entre une société qui a des problèmes financier et une autre qui la rachète - j’ai pas tout compris).

Le maire a ensuite accordé deux questions orales.
Question (très résumée) : (Martine VOLARD) la destruction des immeubles des Damiers : que compte faire le maire après la publication dans Le Parisien du projet de la tour Signal ? Et pour mettre la pression, Mme VOLARD ajoute que les habitants sont présents pour écouter la réponse.
Réponse : Il a informé les locataires avant la période électorale, et souhaite savoir ce qui se passe.
Voici quelques extraits de sa réponse, extraits car il parlait vite :
- “Je suis aussi attaché que les locataires aux Damiers. Être attaché ni signifie pas que je ne peux pas tout empêcher.
- Il faut penser qu’il y a un renouveau de la Défense. Le concours lancé a permis de dire qu’on a gardé 5 architectes pour la tour Signal : 4 sur Puteaux et 1 sur Courbevoie. Dans ces 5 projets, celui de Courbevoie est sur les Damiers, mais ce projet ne pourrait et ne pourra se faire que s’il y a un accord avec les locataires. J’ai rencontré le préfet qui a répondu : rien ne se fera s’il n’y a pas d’accord avec les locataires en amont. Tant qu’il n’y a pas d’accord, rien ne se fera.
- On ne va pas aujourd’hui faire venir en France, pays démocratique, des CRS pour dire “au revoir”.
- Si je savais plus ce qui se passait derrière, je l’aurai fait savoir.
- Je l’ai toujours dit, il faut me faire confiance, dès qu’on aura des éléments meilleurs pour nous permettre de nous prononcer nous le feront. (...) Je ne suis pas au courant de certaines choses, si on ne me dit rien je ne peux pas le savoir.
- Le problème aujourd’hui est qu’il y a des enquêtes et on ne vient pas m’en parler. Or c’est moi au début qui voulait favoriser le contact. Mais je ne veux pas politiser les associations, je ne dit pas ça pour vous Mme VOLARD. Mais moi je serai toujours de ce côté, même s’il y a un projet ça ne change rien du tout. Il se fera que s’il y a possibilité de le faire avec les locataires.”

Après des échanges avec un élu socialiste, il nous invite à écrire au Préfet pour avoir sa réponse.
Il poursuit : “Soit l’opération se fait, et on informe les locataires, soit l’opération ne se fait pas. Mais je vous le dis en toute sincérité, il y a de grandes chances que la tour Signal se fera à Puteaux, en tout cas c’est ce que j’ai compris.

Ce qui m’étonne, c’est :
1. les habitants des Damiers ont quand même reçu une lettre leur demandant de partir dans les 6 mois,
2. il est resté sur le projet de la tour Signal, sans aborder cette fameuse lettre,
3. il se défend en parlant des gens qui veulent partir,
4. au bout d’un moment le maire me semblait hésitant, voire mal à l’aise,
5. il se défend ensuite en parlant des impératifs de la Défense, que les Damiers sont sur un territoire d’intérêt national et qu’il ne peut pas tout savoir (NB : il est vice-président de l’EPAD)
Pour résumer, le maire est partout mais il ne sait rien.

Le débat se poursuit sur les détails des associations qui se défendent. Mais le dossier est complexe, le maire se cache derrière des tiers dès qu’on lui pose des questions gênantes (“c’est pas moi c’est Logitransport”). Je découvre qu’une dame derrière moi fait parti d’une de ces associations de défense et s’étonne de la façon dont il élude les questions.

Cependant, le maire a assuré qu’il est ouvert aux discussions et qu’il est prêt à s’asseoir sur une table pour écouter Mais il reste sur sa position que c’est aux habitants de venir vers lui et pas l’inverse.

Le Conseil se termine sur la seconde question orale d’une élue socialiste concernant les cantines scolaires (il y a eu un incident à propos d’un plat dont le goût acide a fait craindre un danger sanitaire le 11 mars). Mais la discussion s’enlise et au final les gens ont commencé à se lever pour partir (il était 23h30).

Voilà, un compte-rendu assez personnalisé, mais qui révèle bien l’état de la démocratie locale à Courbevoie.

lundi 31 mars 2008

Conseil municipal le 31 mars

Ce soir, la Mairie organise son deuxième conseil municipal, le premier réel d'après les élections, puisque le précédent ne faisait qu'élire le maire et les adjoints.

L'ordre du jour de ce conseil qui aura lieu le lundi 31 mars à 20 h est le suivant :

- Communications au conseil

- Délégation de compétences au Maire en application du code des marchés publics

- Délégation au Maire pour la saisine de la commission consultative des services publics locaux

- Indemnités de fonction du Maire, des adjoints et conseillers municipaux délégués

- Création de deux postes de collaborateurs de cabinet

- Elections de délégués du Conseil à différents organismes

- Subvention exceptionnelle à l'association "La Ligue Nationale contre le cancer"

- Acomptes sur les subventions de fonctionnement 2008

- Achats d'équipements et de logiciels informatiques; lot 1; avenant n°1 de transfert.

Vos conseillers municipaux MoDem ont demandé de pouvoir accéder à certains documents en Mairie pour pouvoir travailler à la préparation de ce conseil. Il a fallu pour cela faire un courrier. Le compte-rendu sera publié ici dès que disponible.

mercredi 12 mars 2008

Résultats des éléctions municipales à Courbevoie

Voici les résultats complets du premier tour des municipales à Courbevoie, dans l'ordre des numéros des listes :

49268 inscrits, 25520 votants (51.8%)
898 votes blancs (1.82%)


  1. 1136 votes pour la liste Union des Patriotes (Mr Perez) soit 4.61% (pas de siège)
  2. 13531 votes pour la liste La Défense des intérêts de Courbevoie (Mr Kossowski) soit 54.95% et donc 43 sièges au conseil municipal.
  3. 990 votes pour la liste Courbevoie une ambition d'avance (Mr Derambarsh) soit 4.02% (pas de siège)
  4. 6968 votes pour la liste Une autre ambition pour Courbevoie (Mr Lasserre) soit 28.30% et donc 8 sièges au conseil municipal
  5. 1997 votes pour la liste Courbevoie j'y vis, avec le MoDem j'y crois (Mr Bolli) soit 8.11% et donc 2 sièges au conseil municipal.

La majorité absolue ayant été atteinte dès le premier tour, il n'y a pas de second. En revanche, pour le canton nord, la campagne continue avec le 2nd tour dimanche prochain !

Le Mouvement Démocrate sera donc représenté par Patrick BOLLI et Martine VOLARD au Conseil Municipal.

Un grand merci à tous ceux qui nous ont apporté leur soutien et leurs suffrages !

jeudi 6 mars 2008

Dépôt d'un référé au Tribunal Administratif par Patrick BOLLI

Pour ces élections municipales, le maire de Courbevoie récidive avec ses machines électroniques qui génèrent des écarts de voix (que j'ai constaté lors des présidentielles et législatives).
Patrick BOLLI, tête de liste du MoDem de Courbevoie pour les Municipales, a décidé de déposer un référé-liberté auprès du Tribunal Administratif de Versailles.

Plus d'information ici : http://courbevoie2008.blogspot.com/2008/03/dpt-dun-rfr-au-tribunal-administratif.html

mardi 26 février 2008

Municipales Courbevoie : Réunion publique mercredi 27 février à 20h !

Mercredi 27 février à 20h précise au Stade Municipal de Courbevoie - salle des Conférences (7 boulevard Aristide Briand), Patrick BOLLI, Martine VOLARD et toute leur équipe vous présenteront leur projet : Pour une Ville Proche de vous, Moderne et Transparente.
Nous pourrons compter sur les présences exceptionnelles de :

  • Catherine LALUMIERE, ancienne ministre et ancienne Vice-Présidente du Parlement Européen,
  • Bernard LEHIDEUX, président du groupe Démocrates et centristes du Conseil Régional d’Ile-de France, Député au Parlement Européen !

Venez nombreux !

mercredi 20 février 2008

L'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé...

François BAYROU toque Xavier BERTRAND et Rachida DATI sur la citation de SARKOZY par rapport au rôle du curé et du pasteur sur l'instituteur, sur le plateau de A vous de juger.
Ca laisse sans voix.