dimanche 11 février 2007

Proposition : un Small Business Act à la française



Le temps est venu de publier les propositions de François Bayrou. Non pas qu'il vient de les annoncer, mais plutôt parce que beaucoup trop de monde l'entend critiquer les médias mais pas énoncer ses propositions (pourtant je peux garantir qu'il en parle durant ses meetings). A croire que les médias les plus consultés (écoutés et/ou regardés) sont décidément plus intéressés par la violence des critiques plutôt que l'intelligence des propositions...

Cette série commence par le Small Business Act.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce ne sont pas les grandes entreprises, mais les PME qui, en France, créent des emplois. Et pourtant ce sont souvent les oubliées de la politique économique de l'Etat.

François Bayrou a proposé d'inverser cette donne et de faire des PME la priorité d'une stratégie économique tournée vers l'innovation et l'esprit d'entreprise.

En effet, il considère que les petites et moyennes entreprises sont cruciales pour l’emploi, je suis partisan d’une mesure active de protection de la petite et moyenne entreprise : un small business act à la française. Les Etats-Unis l’ont mis en œuvre pour la vitalité de leur économie, dès 1953, avec une administration légère.

Trois mots définissent ce small business act à la française : simplification, protection, accès aux marchés publics.

D’abord, simplification. Les contraintes de l’administration, des impôts, du droit et des procédures sociales sont un vrai labyrinthe, et la France est championne en ce domaine. Il est donc nécessaire que la simplification sorte des mots pour entrer dans la réalité

Ensuite, protection, notamment des jeunes entreprises. François Bayrou propose une protection fiscale : exemption dégressive des premiers exercices bénéficiaires, notamment si l’argent gagné est réinvesti dans l’entreprise ; progressivité de l’impôt sur les sociétés étudiée pour permettre une tranche allégée à 18 %. Il propose également une protection active de la trésorerie de ces entreprises, ou plus exactement de l’équité des marchés, par une diminution des délais de paiement des grandes entreprises et de l’Etat à l’égard des PME.

Troisièmement, accès aux marchés publics. Une part des marchés publics sera réservée aux PME, par exemple, comme aux Etats-Unis, 20 % du volume total des grands marchés et la totalité des marchés inférieurs à 50 000 €. Il ne me paraît pas possible que l'Europe s'interdise durablement une règle qui est celle des Etats-Unis depuis plus de cinquante ans ! L'opinion publique européenne sera, dans cette affaire, notre alliée.

Pour en savoir plus: cliquez ici.

vendredi 9 février 2007

Après Baguet, voici le tour de Santini de rejoindre l'UMP

Sarkozy en a rêvé, Santini l'a fait : son ralliement au clan UMP des Hauts-de-Seine. L'information est disponible sur le site du 20 minutes, qui annonce que le député-maire d'Issy-les-Moulineaux devrait faire sa déclaration dimanche prochain (information reprise à partir du Parisien). Ca faisait plusieurs semaines qu'on s'en doutait (j'en avais parlé dans l'article Les manoeuvres de l'UMP au sein des Hauts-de-Seine), Santini a déjà commencé en janvier dernier à créer le CDRS, le Cercle Démocrate Républicain et Social (l'ancien PSD réssuscité des cendres, dont le secrétaire est Pierre-Christophe Baguet), puis en affichant son soutien à Nicolas Sarkozy (notamment lors de ses voeux de 2007).

La situation du département 92 est plus que critiquable. L'UMP y règne en maître et s'impose comme il peut, en particulier contre l'UDF. Les raisons électorales font que certains souhaitent conserver leur place ou cèdent aux pressions. Je tiens à préciser que la majorité du conseil général des Hauts-de-Seine est UMP. Ce ne sont que des hypothèses, mais on peut parfaitement imaginer que des pressions (financières ou autres) peuvent être effectuées aux élus UDF locaux pour qu'ils affichent leur soutien à Sarkozy. Ce qui montre que François Bayrou devient clairement menaçant pour eux.

On voit bien la stratégie derrière le patron de l'UMP : règner en maître au point d'écraser ceux qui refusent de suivre. Ne nous laissons pas avoir par son entreprise de communication, la face visible et préparée de l'iceberg, et exerçons notre pouvoir dans les urnes, dernier lieu de recours !

mercredi 7 février 2007

Retour sur Gérald Dahan : avant Royal, il y a eu Sarkozy

Sauf que peut de personnes en ont parlé. On se demande bien pourquoi les médias n'étaient pas sur l'affaire... Il faut dire qu'en dehors de ça le contexte était différent : Sarkozy s'est fait piégé bien avant la campagne électorale et ce n'était pas sur une question sensible comme ce fut le cas avec la Corse pour Royal.

Néanmoins, voici la fameuse vidéo :

samedi 3 février 2007

T'auras mon vote, ma voix

Cette vidéo a été publiée aujourd'hui, et j'espère qu'elle deviendra le tube de l'été car elle en vaut la chandelle !

A consommer sans modération ;)



K Bayrou
envoyé par FanofFB

Méfions-nous du piège de la bulloblog

Phénomène apparu à la fin des années 90 aux Etats-Unis, le blog a connu un véritable démarrage en France à partir de 2004. Le référendum du TCE a fournit une des nombreuses raisons pour créer un blog, et l'approche des élections présidentielles de 2007 donne une véritable dynamique pour que chacun puisse exprimer son opinion politique. Militants, élus, sympathisants, analystes, journalistes, néophytes... beaucoup de monde s'est créé un ou plusieurs blogs, individuel ou collectif, chacun prônant la liberté d'expression offerte par Internet... liberté illusoire. Car il est très facile de sombrer dans le diffamatoire et dans les insultes, surtout au niveau des commentaires, et la justice y a mit ses pieds. De nombreuses personnes ont été envoyées au tribunal à cause d'anonymes qui laissaient des commentaires illégaux et non censurés. La modération est intervenue, parfois allant même jusqu'à de la censure inutile et frustrante.

Malgré tout les entreprises se sont intéressées au phénomène et un marché s'est ouvert. Et les journalistes se sont emparés du sujet.

Pensez-vous pouvoir faire influencer le cours des choses ? Les blogs ont-ils leur rôle à jouer dans la campagne présidentielle ? Croyez-vous en la campagne sur Internet ?...

Ces questions montrent l'intérêt médiatique que représentent les blogs, cette curiosité du citoyen-observateur qui se confie aux internautes. On parle des blogs dans les journaux, à la télévision, dans les radios. On parle des dénonciations, des vidéos-chocs, des révélations. Ca alimente le papier, ça fait de l'audimat et ça rapporte de l'argent. On feint de s'intéresser aux blogs, on donne l'illusion de donner de l'importance à des gens qui investissent du temps. On fait croire qu'un blog peut changer le monde. Mais plusieurs blogs peuvent-ils impacter dans la vie réelle ? On dit que la fermeture de 20 blogs sur 22 de la ville d'Asnières-sur-Seine (92), toute formation politique confondue, aurait suffit à Nicolas Sarkozy pour ne pas venir à la galette de l'UMP organisée par le maire, Manuel Aeschlimann, à cause de la politique qu'il mène dans sa ville. Est-ce la véritable raison ?

On appelle cette faculté d'influencer le cours des choses le 5ème pouvoir.


Le terme "cinquième pouvoir" a été lancé par Therry Crouzet dans son blog Le peuple des connecteurs (Le cinquième pouvoir), avant de le publier. Il le définit ainsi :

CINQUIÈME POUVOIR [sëkjem puvwaR] nom masculin (2003; Ignacio Ramonet; Le Monde Diplomatique) Ensemble des citoyens, organisés grâce aux nouvelles technologies de communication, qui contrebalancent le quatrième pouvoir, celui des médias et par extension du business, qui lui-même contrebalance les trois pouvoirs traditionnels : législatif, exécutif et judiciaire. Le cinquième pouvoir s’est montré pour la première fois au grand jour en 2005, en France, lors du référendum pour la ratification du traité établissant une Constitution pour l’Europe.


Le 5ème pouvoir se situe après les médias (le 4ème pouvoir). Mais il est faillible et peut finir comme le 4ème, corrompu et manipulé.

Comme ce livre vient de paraître (le 18 janvier) et que je n'ai pas beaucoup de temps libre, je ne l'ai pas lu et je ne suis pas prêt de le lire avant plusieurs mois.


Dans l'état actuel de mes connaissances de ce livre, et par rapport à mon sentiment personnel, j'estime que je n'y crois pas.

Je n'y crois pas car ce 5ème pouvoir ne peut pas s'exprimer sans l'aide du 4ème, les médias. Je considère que les blogs constituent plus un argument de contre-pouvoir qu'autre chose.

En fait ça me fait penser à un livre que j'ai lu il y a quelques années maintenant, Le culte de l'internet. Une menace pour le lien social ?, de Philippe Breton, qui donne une analyse assez précise de ce que représente Internet. En particulier l'aspect réseau social universel prêt à changer les habitudes et à découvrir de nouvelles expériences philosophiques. Mais l'intérêt de cette démarche est d'être connue. Connue non pas par une minorité de personnes éclairées, mais par la majorité des Français. Pour ça, il faut que les blogs politiques trouvent un écho dans les médias traditionnels, afin que les messages soient relayés. Sans ce relai, la majorité de la population ne pourra être mise au fait. On aura beau dire tout ce qu'on veut, diffuser toutes les vidéos et autres sons qu'on voudra, tant que ça reste dans le virtuel l'impact sera minime (peut-être même négligeable), il faut passer à du réel, du concret. Un autre mode de diffusion est le bouche à oreille (famille, amis, collègues, voisins...), mais là aussi l'impact est minime.


Aujourd'hui on fait un "buzz", un bruit incroyable autour des blogs et des fantasmes qu'ils peuvent apporter auprès de la politique Française. Des enquêtes peuvent également aller dans ce sens, et conforter beaucoup de blogueurs dans leur croyance, leur égo. J'estime qu'il n'en est rien. Comme je l'ai dis, sans les médias traditionnels il n'est pas possible d'atteindre un large public. Il suffit de demander à des passants, aux passagers des transports en commun, ou plus simplement à son entourage s'il connaît Loïc Le Meur, Versac, La République des Blogs ou AgoraVox. Au mieux les gens connaissent le site de Ségolène Royal (desirdavenir.org). Mais guère plus. Donc comment peut-on parler d'un 5ème pouvoir ? Comment peut-on dire que les blogs vont changer la politique française ? D'autant plus que la qualité des articles se retrouve dégradée par les attaques des partisans dans les commentaires, ce qui rend ce monde encore plus confus.


Il faut garder les pieds sur terre. Tout le monde n'a pas Internet. Tout le monde n'a pas une connexion haut-débit ADSL/Câble/Satellite/Fibre optique/Wimax (et je dois en oublier), et la majorité des gens qui vont sur Internet ont peut-être d'autres choses à faire que lire des blogs politiques. Evitons le piège de la bulle des blogs (peut-on parler de la "bulloblog" ?). Evitons de faire gonfler les égos jusqu'à ce que la bulle éclate. Un jour viendra où seuls les blogs les plus importants survivrons, les autres périront à petit feu dans l'indifférence grandissante.

vendredi 2 février 2007

Interview de François Bayrou au JT de 20h sur France 2

François Bayrou a été l'invité de David Pujadas mercredi 31 janvier à 20h sur France 2. :



Les principaux points abordés concernaient la réduction de la dette, dont voici quelques axes de la stratégie du leader UDF :
  • inscription dans la Constitution Française l'interdiction de présenter à l'Assemblée Nationale un budget déséquilibré et déficitaire,
  • réduction du train de vie de l'Etat,
  • réduction des coûts lourds causés par le traitement sur papier dans les administrations,
  • alléger le poids des contrôles dans les administrations,
  • s'occuper des secteurs qui ont un nombre insuffisant de fonctionnaires et de ceux qui en ont trop.
Pour finir, François Bayrou à répondu qu'il était depuis le début pour la démission de Nicolas Sarkozy au poste de Ministre de l'Intérieur s'il se présentait à l'élection Présidentielle.

Le nouveau François Bayrou des Guignols : Happy Feet


jeudi 1 février 2007

La République des Blogs

Je ne connaissais pas le monde des blogueurs lorsque j'ai ouvert ce blog. J'avais entendu parler de Loïc Le Meur, de quelques autres blogs et blogueurs, mais je ne savais pas que des rencontres étaient prévues. C'est ainsi que j'ai pris connaissance de l'événement appelé "République des Blogs". Le principe est que les blogueurs politiques se rencontrent avec leurs lecteurs, et discutent de tout et de rien, de projets, de politique (évidemment...), et d'autre chose. Organisée par le blogueur Versac, la 6ème édition s'est déroulée le mercredi 31 janvier. Le principe veut que l'inscription soit simple et ouverte à tout le monde. D'ailleurs il n'est même pas besoin d'être inscrit.

C'est ainsi qu'hier j'ai principalement fais la rencontre de Versac (versac.net) qui subissait les intérêts des journalistes présents (dont LCP et France Inter), de Christophe Grébert (monputeaux.com) qui sent plutôt bien la fin de ses deux procès de la Mairie de Puteaux contre son blog (http://www.monputeaux.com/proces/ et http://www.monputeaux.com/proces_2/), de Monsieur Asnierois.org (je n'ai pas retenu son nom), de Jérôme Charré (monaulnay.com, jerome-charre.fr), de Maître Eolas, avocat au barreau de Paris (maitre.eolas.free.fr) et qui m'a expliqué que les RG ne font que ce qu'on leur demande de faire dans des conditions souvent très dures, Carlo Revelli, le fondateur très sympathique d'AgoraVox (agoravox.fr), Axel (Page2007)... avec la visite surprise (et éclaire) de Corinne Lepage en personne (lien vers son blog) !

Soirée très agréable et très riche en rencontres, qui ne me donne qu'envie de dire : "Vivement la prochaine" !