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lundi 10 décembre 2007

Report "scandaleux" des mesures après les municipales, selon le Sgen-CFDT

Article du Nouvel Obs :

Le syndicat des personnels de l'Education révèle la consigne du ministère de geler les annonces d'ouvertures et fermetures de classes jusqu'après les élections. Le but: éviter les mécontements dus aux 11.200 suppressions de postes prévues.

Le Sgen-CFDT accuse, vendredi 7 décembre, le ministère de l'Education nationale d'avoir donné consigne aux inspecteurs d'académie de repousser l'annonce de la carte scolaire 2008 après les élections municipales de mars, afin d'éviter les mécontentements liés aux 11.200 suppressions de postes prévues à l'Education nationale.
Joint par l'Associated Press, vendredi en fin d'après-midi, le ministère explique qu'il est "d'usage", au moment d'élections municipales, d'attendre que la nouvelle équipe soit en place pour "terminer les négociations sur la carte scolaire". Il rejette toute "démarche électorale".

"Cuisine électorale"


La carte scolaire est l'annonce de la répartition des postes par établissements. Elle est préparée entre janvier et mars, chaque année, pour la rentrée scolaire du mois de septembre suivant.
"Onze mille deux cents suppressions de postes annoncées pour l'Education nationale dans le budget 2008, évidemment ça se voit sur le territoire!", ironise le Sgen-CFDT dans un communiqué publié vendredi.
Dans ce texte intitulé "Quand l'école est réquisitionnée au service de la cuisine électorale", le syndicat affirme que "pour éviter que les fermetures de classes ou d'écoles ne soient connues avant les élections municipales, le ministère (...) a donné consigne aux inspecteurs d'académie de retarder l'annonce de la carte scolaire pour la rentrée 2008".

"Légèreté"


Le syndicat des personnels de l'Education "dénonce cette décision scandaleuse qui révèle un mépris profond pour les citoyens, doublée d'une légèreté coupable vis-à-vis du fonctionnement de l'école".
"En effet", ajoute le syndicat, "retarder les opérations de carte scolaire, c'est rendre très difficile les opérations d'affectation des personnels et la préparation pédagogique de la rentrée 2008 dans les écoles, aggraver les conditions de travail des personnels administratifs chargés de mettre en oeuvre ces opérations et mettre en difficulté les municipalités qui doivent prévoir des mesures d'accompagnement".
"Le gouvernement doit assumer ses choix budgétaires et revenir à un calendrier plus respectueux de l'organisation de l'école que des opérations électorales", tance le communiqué. (Avec AP)

La France accueille un dictateur

Kadhafi sera reçu durant la semaine par le gourvernement pour des choses qu'on ne peut pas comprendre. C'est le même Kadhafi que celui qui a commit des attentats et qui a torturé plusieurs années des infirmières Bulgares (entre autre), avant de recevoir en échange de leur libération de l'argent (plusieurs centaines de millions d'euros), des armes et une centrale nucléaire de désalinalisation d'eau - en essai. Certains parlent d'intérêts économiques et stratégiques en Afrique.

Est-ce une raison pour s'asseoir sur nos valeurs morales ? Le pays des Droits de l'Homme est tombé bien bas.

vendredi 9 novembre 2007

A month in the MERDE

Planning sociale ultra-chargé pour ce mois de novembre, que nous allons tous déguster de gré ou de force.

Voici les différents secteurs qui vont faire grève (sources : Les Echos, le Journal du Dimanche et le Figaro) :

  • A partir du 13 novembre 20h :
    • SNCF (avec une perte de 20 millions d'euros par jour)
    • RATP
  • A partir du 14 novembre :
    • EDF/GDF : coupures d'électricité ciblées
  • A partir du 20 novembre :
    • Fonctionnaire
    • Education : enseignants et étudiants
    • Poste et Télécommunication
  • Le 14 et le 22 novembre :
    • Opéra de Paris
  • Police : manifestation par excés de zèle
  • Le 22 novembre :
    • LCL
  • Le 29 novembre :
    • Justice

Les principales raisons : leur pouvoir d'achat (justifié), les restructurations (justifié), les conditions de travail (j'aimerai en savoir plus, tous le monde n'est pas pompier), la perte de leurs avantages sur la retraite (histoire de continuer à plomber les caisses de la sécu), la dénonciation de la politique gouvernementale (au passage j'en profite pour rappeler qu'il a été élu à 53%, Royal n'avait qu'à mieux proposer).

Pour une fois je vais dans le sens du gouvernement (c'est suffisamment rare pour moi) : à chaque fois qu'un gouvernement propose quelque chose, ces secteurs sont les premiers à gueuler. Ils n'ont qu'à proposer quelque chose de mieux et qui soit économiquement raisonnable !

Mais le plus hilarant reste le mouvement des étudiants. J'y reviendrai plus tard.

lundi 29 octobre 2007

Réforme des institutions : appliquer les volontés de Sarkozy

Le Comité Balladur va remettre aujourd'hui au Président son document final sur la réforme des institutions. Se nommant "Une Vème République plus démocratique", c'est sans surprise qu'on apprend le renforcement du pouvoir du Président, rendant du coup la France un des pays les plus présidentialiste au monde. En même temps, le Parlement voit son rôle légèrement renforcé. Est-ce pour la bonne forme ? Ou parce qu'il faudra que les 3/4 des députés votent le texte ?




Parmi les 77 propositions dites "démocratiques", il y a :

  • concernant le Président de la République :
    • il définit la politique de la nation (anciennement le rôle du gouvernement, qui devra maintenant exclusivement conduire les nouvelles orientations),
    • il peut s'exprimer au Parlement (rupture du principe de la séparation des pouvoirs) sans qu'il y ait ensuite des séances de questions ni de votes
  • concernant le Parlement :
    • il peut maîtriser la moitié de l'ordre du jour (avant il n'y avait que le gouvernement qui le faisait),
    • chaque Assemblée pourra créer jusqu'à 10 commissions (6 actuellement),
    • l'usage de l'article 49.3 sera limité exclusivement au vote du Budget et aux décisions concernant la Sécurité Sociale,
    • 20 à 30 députés seront élus à la proportionnel (pourquoi un si faible nombre ?),
    • les députés ne pourront plus posséder un poste d'élu local.
En regardant ces propositions (dont plusieurs sont impopulaires), Nicolas Sarkozy a décidé de repousser son vote pour après les élections municipales (on ne se demandera pas pourquoi). Dans les semaines qui vont suivre, il va consulter les différents partis politiques afin de transmettre ses propositions définitives au Conseil d'Etat.

On parle de modernité, mais il n'y a rien d'autre que l'application des principaux souhaits de Sarkozy : c'est ce qui constitue le noyau même de ce document. Le reste ne constitue qu'un enrobage pour mieux faire passer l'essentiel.


Plus d'information :


L'audition de François Bayrou :

dimanche 23 septembre 2007

1ère forte chute de la cote de popularité de Nicolas Sarkozy

Je viens de voir ça à l'instant sur i-Télé. Notre président aurait perdu 8 points pour arriver à 61% d'opinion favorable.
Quand on voit tout ce qui s'est passé cette semaine (le désastre sanitaire dans les Antilles, le fichage ADN pour les étrangers, les déclaration de Kouchner avec l'Iran, l'agacement croissant de l'Europe face à Sarkozy, sa présentation malsaine jeudi dernier, la franchise médicale...), je trouve que c'est encore léger comme chute.

Mais bon, wait and see, nous verrons bien comment ça va évoluer dans les jours qui suivent.

samedi 25 août 2007

Avec le décès de Raymond Barre, un grand homme nous quitte

L'ancien maire de Lyon est décédé ce matin à l'hôpital du Val de Grâce à l'âge de 83 ans, des suites de problèmes cardiaques et reinaux.


A la fois Premier Ministre et Ministre de l'Economie de Valéry Giscard D'Estaing de 1976 à 1978, il s'est ensuite consacré exclusivement au poste de Premier Ministre jusqu'en 1981. Economiste reconnu, il a mené une politique active de libéralisation de l'économie jusqu'en 1979, date du second choc pétrolier où il est revenu à une politique plus conservatrice.


Prônant les valeurs centristes du rapprochement de la gauche et de la droite, pas une seule fois il n'a rejoint un parti de sa carrière politique. Eliminé au 1er tour des élections présidentielles de 1988, il s'est engagé pour la mairie de Lyon et dirigea la ville de 1995 à 2001, en plus de son mandat de député. Il refusa de se présenter une seconde fois pour des raisons de santé, et quitta sa députation peu après pour les mêmes raisons.


Les réactions furent nombreuses. Le Président de la République a salué "la perte d'un esprit libre et indépendant". Valérie Giscard d'Estaing a insisté sur le fait que "les Français lui doivent beaucoup". Pour François Bayrou, il était "un homme soutenu, aimé et admiré parce que c'était un homme d'Etat, qui met l'intérêt général au-dessus des intérêts particuliers".

dimanche 8 juillet 2007

Les promesses de Nicolas Sarkozy à la loupe

Le site lemonde.fr a créé une page qui permet de suivre l'évolution des promesses de Nicolas Sarkozy. Pour cela, 6 catégories ont été créées :

  • Toutes les promesses : énumère 18 promesses de l'ancien candidat, avec références et état,
  • Tenues : liste des promesses réalisées (pour l'instant aucune, ce qui est normal),
  • Partiellement tenues : promesses réalisées en partie. On notera que la parité de la composition du gouvernement n'est pas respectée pour les secrétaires d'état,
  • En cours : promesses lancées,
  • A venir : promesses programmées,
  • Abandonnées : les promesses qui ont été abandonnées (aucune pour l'instant).
Je trouve cette initiative du Monde très intéressante, et c'est quelque chose à regarder de temps en temps pour voir l'évolution des choses.

vendredi 6 juillet 2007

Premier accrochage UMP/Nouveau Centre sur le "paquet fiscal"

PARIS (Reuters) le 6 juillet - Le débat sur le "paquet fiscal" a donné lieu au premier accrochage entre l'UMP et le Nouveau Centre Jean-François Copé, président du groupe UMP, qui détient la majorité absolue au Palais-Bourbon, a déclaré qu'il était "hors de question" que l'UMP vote un amendement centriste adopté la veille en commission des Finances.

Le groupe NC ne peut être "un pied dedans, un pied dehors", de la majorité présidentielle, a jugé Jean-François Copé. La commission des Finances a adopté jeudi un amendement de Charles de Courson (NC) qui exclut deux contributions sociales, la CSG et la CRDS du "bouclier" fiscal, une des réformes phare du projet de loi dit "paquet fiscal" que les députés examinent en séance publique à partir du mardi 10 juillet. Le président du groupe NC, François Sauvadet, a vivement réagi, dans un communiqué, aux propos de son homologue UMP.
"Nous avons fait un choix et nous l'assumerons, c'est-à-dire travailler dans la majorité présidentielle, apporter ce que nous sommes et faire des propositions", déclare-t-il. "Nous avons fait avec Charles de Courson une proposition qui nous semble juste et qui a été adoptée par une majorité en commission avec l'appui de plusieurs parlementaires UMP", ajoute François Sauvadet. "La majorité n'est pas un pensionnat. Elle n'a pas besoin de surveillant général", déclare le "patron" du groupe NC. "Le dialogue et l'ouverture voulus par le président de la République et que nous partageons pleinement doit s'exercer à l'Assemblée nationale. Car si le débat n'a pas lieu là, il risque d'avoir lieu ailleurs", conclut François Sauvadet.

samedi 23 juin 2007

La TVA Sociale : la réponse de l'UFC - Que choisir

Le président de l'association UFC - Que choisir, Alain Bazot, s'est exprimé cette semaine sur le projet de loi de la TVA sociale du gouvernement.
Le journal 20 Minutes a publié un article qui résume parfaitement bien la situation :


« La TVA sociale va transformer les ménages en vaches à lait des mesures budgétaires », s'est indigné hier Alain Bazot, président de l'UFC-Que Choisir. L'association de défense des consommateurs a décrypté les conséquences de cette mesure potentielle, qui vise à diminuer les cotisations sociales pesant sur les entreprises en compensant cette baisse par une augmentation de la TVA.

Selon l'association, la baisse du prix de revient des produits grâce à la diminution des charges ne compensera pas la hausse de la TVA. La TVA sociale aurait donc bien « un effet négatif historique sur le budget des consommateurs ». Pour étayer ses propos, elle s'appuie sur une étude de Bercy en 2004 : une augmentation de deux points de la TVA (passant de 19,6 % à 21,6 %), aurait un impact de 0,8 % sur l'inflation en deux ans. Conséquences : les ménages devraient débourser environ 270 € de plus chaque année. Les dépenses d'énergie (carburants, électricité, gaz) seraient les plus touchées. L'UFC-Que Choisir a aussi indiqué qu'une hausse de deux points de la TVA « reviendrait à placer la France parmi les Etats européens où la taxation indirecte des consommateurs est la plus élevée ». Par ailleurs, l'association estime que la baisse des charges sociales n'entraînerait pas forcément davantage d'embauches, ni une revalorisation des salaires. « Les entreprises pourront en profiter pour accroître leur marge bénéficiaire », a souligné Alain Bazot.

Concernant la proposition de Sarkozy d'expérimenter la TVA sociale avant de l'appliquer, l'association a certifié qu'elle n'accepterait pas qu'un seul secteur en soit l'objet car « ce serait un piège pour le consommateur ». Enfin, Alain Bazot a invité le gouvernement à réfléchir à une TVA « sociétale », qui taxerait davantage les produits posant des problèmes pour la santé ou ayant un impact négatif sur l'environnement.

Réactions :
L'ancien Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin a déclaré hier que la TVA sociale porterait « atteinte au pouvoir d'achat des Français », et que dans ces conditions, il était probable qu'il n'y ait pas de majorité parlementaire pour l'instaurer. Des propos qui ont relancé le débat dans son camp et suscité un rappel à l'ordre d'Yves Jégo, député UMP de Seine-et-Marne. Ce dernier a estimé qu'il fallait « rester prudent dans la critique, comme dans la promotion du dispositif ».